Roussillon, cité rouge en latin, tire son nom de la couleur rouge de ses terres et de ses maisons.
Mais d’où provient cette terre appelée ocre aux couleurs flamboyantes, allant du jaune clair au rouge foncé, presque violacé ? Chaussez vos palmes et équipez-vous d’un masque et d’un tuba, notre première halte se fait au fond de la mer, il y a 110 millions d’années, dans une zone aujourd’hui appelée Sentier des ocres.
Du vert qui devient jaune, puis rouge et nous voici en 1880. Cette fois le casque et la pioche sont de rigueur. Après un démarrage lent et progressif, l’industrie de l’ocre fait rage en Luberon. A l’aide de haches, les terrains sont défrichés, les arbres sont arrachés. La couche de stérile est déblayée. Puis le contremaître installe la poudre noire pour faire exploser les blocs et les sables ocreux sont amenés par tombereaux dans les usines.
Camille Mathieu était l’un de ces ocriers. De son usine, reste aujourd’hui les systèmes de lavage et les moulins, totalement restaurés. Depuis 1994, la coopérative ôkhra y a installé un Conservatoire des ocres et de la couleur. C’est là que vous sera contée la grande Histoire de l’ocre : son parcours dans l’usine (le lavage, la cuisson, le broyage, le conditionnement et l’expédition) mais aussi ses usages (industriels et artistiques).
Et pour clore cette immersion au pays des ocres, rien de tel qu’un atelier de mise en pratique : grâce à l’atelier « nuancier des ocres et couleurs », chaque participant apprendra à fabriquer ses peintures naturelles à base d’ocre et repartira avec son nuancier.




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