Ecole de printemps 2008 – Couleur et mouvement

Ecole de Printemps 2008
Ecole thématique interdisciplinaire CNRS
« couleur et mouvement »

Comité scientifique

Françoise Vienot (présidente, MNHN, CRCC), Serge BERTHIER (Institut des Nanosciences de Paris, INSP, UMR 7588, Paris), Michel BLAY (CNRS SHS), Christine Fernandez-Maloigne (GDR ISIS), Michel Imbert (ENS, EHESS), Pascal MAMASSIAN (CNRS Paris V), Bernard METZGER (ENSAD Dijon), Michel Menu (C2RMF),

Comité d’organisation

Barbara Blin-Barrois (ôkhra), Patrick Callet (ECP,CFC), Mady Elias (INSP), Jacques Lafait (CNRS-INSP Paris 6), Françoise Viénot (CRCC) et le CNRS
Assistante d’organisation : Mylène Porte SCIC ôkhra

Lundi 17 mars ACCUEIL, INTRODUCTION, PREREQUIS
13h30 – 15h00 Buffet d’accueil
15h15 ouverture comité scientifique
15h30 – 16h15 la couleur : une culture en mouvement
Barbara Blin-Barrois (scic ôkhra, Roussillon)

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Depuis 1994, le conservatoire des ocres et pigments appliqués reçoit à roussillon les plus fameux experts et praticiens de la couleur. il reçoit aussi quotidiennement un public plus large, plus novice, en quête de découvrir la couleur. il s’est ainsi généré ici une « culture générale de la couleur » qui sera présentée en guise d’introduction à l’ecole, où comment faire le lien entre la réalité matérielle et la dimension immatérielle de la couleur, en s’attachant aux innovations individuelles comme aux usages plus répandus, le tout sous la forme d’un cycle dynamique ininterrompu d’inventions .
Barbara Blin-Barrois
co-fondatrice d’ôkhra
administratrice du Centre Français de la Couleur
16h15 – 16h45 Présentation du programme et des objectifs de formation de l’ecole 2008
Françoise Viénot (MNHM, CRCC, Paris)
16h45 – 17h30 Couleur et Mouvement
Kevin O’Regan
18h00 – 19h30 Présentation des participants et des projets
20h dîner de la Saint Patrick
Mardi 18 mars NEUROPHYSIOLOGIE ET PSYCHOLOGIE
09h00 – 09h45 cours de base sur le traitement cortical
Pascal Mamassian (labo psychologie de la perception CNRS, Paris V)
9h45 – 10h30 Psychophysique de la perception et du mouvement
Andreï Gorea (labo psychologie de la perception CNRS Paris V)
10h30 Pause
11h00 – 11h45 L’imagerie fonctionnelle par résonance magnétique : une nouvelle fenêtre sur le fonctionnement cérébral
Michel Dojat (Institut des Neurosciences – Centre de Recherche INSERM, Grenoble)

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A coté de l’information strictement morphologique, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) donne également accès au fonctionnement des organes. En particulier, l’IRM fonctionnelle (IRMf) cérébrale permet de cartographier les aires cérébrales impliquées lors de stimulations sensorielles ou sensitives, ou lors de l’exécution de tâches, qu’elles soient motrices ou cognitives. A coté de son intérêt clinique pour par exemple identifier certaines aires fonctionnelles cérébrales lors d’un bilan pré-opératoire, l’IRMf présente un fort potentiel pour l’étude du fonctionnement du cerveau sain. L’innocuité de la technique facilite son utilisation répétée sur des volontaires sains. Dans cet exposé, nous rappellerons les principes de base, les avantages et limitations de la technique et illustrerons sont importance quant à la compréhension du traitement de l’information par le système visuel.
Michel Dojat
Grenoble Institut des Neurosciences –
Centre de Recherche INSERM U836 UJF-CEA-CHU
Equipe 5 : NeuroImagerie Fonctionnelle et Metabolique
11h45 – 12h30 Nouveaux effets, nouveaux principes visuels
Jacques Ninio (Laboratoire de Physique Statistique, Ecole Normale Supérieure )

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Ces dernières années, de nouveaux effets visuels, souvent spectaculaires, ont été découverts: on sait fabriquer des images fixes dont certaines parties semblent disparaître ou reparaître, d’autres où des parties semblent bouger, ou d’autres encore dans lesquelles des couleurs se propagent entre des lignes ondulantes. Autour de ces images seront évoqués à la fois quelques principes de la perception visuelle, déjà compris il y a un siècle, et des principes plus récents, concernant l’interprétation des formes et le traitement des contrastes.
Jacques Ninio
Ecole Normale Supérieure
Laboratoire de Physique Statistique
12h30 – 15h Déjeuner
15h00 – 15h30 TP oculométrie groupe I
15h30 – 16h30 Mouvement vitesse et couleur dans l’art au commencement du XXème siècle
Michel Blay, équipe systèmes de référence Temps-Espace, CNRS, ENS
16h30 – 17h15 Les couleurs subjectives
Jean le Rohellec

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D’une façon classique, la perception de la couleur résulte de la comparaison différentielle des signaux générés au niveau de photorécepteurs sensibles à différentes parties du spectre de la lumière. L’excitation différentielle est commandée par les caractéristiques spectrales de la lumière. Pourtant, dans certaines conditions temporelles et spatiales de stimulation, une lumière « achromatique » peut générer une perception colorée. Les couleurs ainsi perçues sont appelées couleurs subjectives.
Historiquement la production des couleurs subjectives a utilisé des dispositifs en mouvements (principalement des disques en rotation) où l’alternance de sombre et de clair favorise ce type de perception colorée. Après en avoir retracé un bref historique, nous présenterons plusieurs résultats expérimentaux destinés a en comprendre l’origine.
Jean le Rohellec
Labo Actions et Performances, INSEP
17h15 – 17h45 Pause
17h45 – 19h00 Les doctorants présentent leurs travaux (coordonné par Françoise Viénot)
19h00 -21h00 Dîner
21h15 -22h30 Projection-Conférence ouverte au public : la relation couleur-mouvement vue par les artistes du XXème siècle et les contemporains
Bernard Metzger et les enseignants de l’Ecole d’Art de Dijon

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Monochromes et environnements.
Couleur et mouvement dans la composition et dans l’espace. Expériences de la couleur dans l’art, depuis le milieu du XX° siècle jusqu’à nos jours.
Hubert Besacier
Critique d’art, membre de l’AICA
Professeur à l’École Nationale Supérieure d’Art de Dijon
DEFERLANTE, mouvement dans la couleur.
Deferlante, la couleur se libérant de la représentation dans l’art du XX° siècle.
La couleur n’est pas seulement forme-qualité d’une surface, mais aussi force, membrane colorée, événement. A quelle physique, mais aussi à quelle pensée correspond cette couleur déferlante?
François Jeune
Peintre, enseigne à l’université Paris 8 St. Denis
Couleur/mouvement: le point de vue du peintre, ou les fictions du promeneur
1- L’importance de la circulation des pigments (matières de la couleur) à travers le temps
2- L’accélération moderne- quand la couleur devient le sujet de la peinture – quand la représentation du mouvement devient le sujet de la peinture
3- La couleur en « agitation », cinéma et vidéo artistique
Bernard Metzger
Artiste-enseignant à l’École Nationale Supérieure d’Art de Dijon
Mercredi 19 mars ART HISTOIRE SOCIETE
09h00 – 09h45 Philosophie, lexique et universalité de la couleur
Yasmina Jraissati (Université de Fribourg)
09h45 – 10h30 Art lumino cinétique
Mathieu Poirier, Institut National d’Histoire de l’art
10h30 – 11h00 Pause
11h00 – 12h30 Monochromes et environnements. Couleur et mouvement dans la composition et dans l’espace. Expériences de la couleur dans l’Art, depuis le milieu du XXème siècle jusqu’à nos jours.
Bernard Metzger (Ecole National Supérieure d’Art de Dijon) François Jeune (peintre) Hubert Besacier (critique d’Art)
12h30 – 14h Déjeuner
14h- 17h30 Choix à préciser après l’inscription
Atelier n°1 geste et mouvement en peinture décorative Vincent Tripard, artisan
Atelier n°2 geste et mouvement en enduits à la chaux Olivier Féraud, artisan
Atelier n°3 mouvement et prise de vue Philippe Durand, Photographe
Atelier n°4 visite de la fondation Vasarely
Atelier n°5 moirage, teinture et goniophotoscope manipulation co-animée par Jean-Paul Leclerq, Karin Delaunay
Atelier n°6 visite du colorado de Rustrel Jean-Marie Triat, géologue
18h00 – 19h00 visite du Conservatoire, matériaux de la couleur liants et pigments
19h30 -21h00 Dîner 21h15 -22h30 Soirée Cinéma numérique :
1 – couleur et mouvement dans l’esthétique plastique du cinéma
Francine Lévy ENS Louis Lumière
2 – l’imagerie diachronique Franck Verpillat, cinéaste, AASTERION

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La couleur actrice ?
Etre peintre et cinéaste? La question taraude de nombreux artistes plasticiens et quelques cinéastes. De son coté, le cinéma revendique souvent, par la voix des directeurs de la photographie des références
picturale à propos de la couleur ou de la lumière de leurs images.
Certains cinéastes, profondément peintres, comme Peter Greenaway ou David Lynch utilisent la couleur à des fins scénariques. La couleur devient, dans certains plans, actrice, indice scénarique, affect
spécifique…
Je vous propose, en toute modestie, une série d’exemples de « mise en scène » de la couleur, dans le mouvement du film, du scénario et des images.
Francine LEVY
MC, Directrice
Ecole Nationale Supérieure LOUIS LUMIERE
Jeudi 20 mars CINEMA ET TRAITEMENTS NUMERIQUES 09h00 – 09h30 Couleur et Mouvement dans l’histoire du cinéma
Christine Fernandez Maloigne (GDR ISIS et labo SIC-XLIM, université de Poitiers UMR CNRS 6172)

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Cette introduction à la session « Cinema et Images Numériques » vous montrera comment avant de devenir un art, et une industrie, le cinéma est né de la convergence de diverses techniques, en particulier liées à l’étude du mouvement et à la perception et au rendu des couleurs. Des frères Lumière à Jean-Pierre Jeunet, en passant par Jacques Tati, nous illustrerons comment l’association du mouvement et de la couleur a permis aux artistes de donner une signature particulière à leurs oeuvres. Signature colorimétrique, rythmique, qui est aujourd’hui facilitée par l’exploitation des outils numériques. Ceux-ci permettent par exemple en phase de postproduction, de modifier aisément les coupures, les enchaînements, les teintes et les éclairages. Ainsi, peu à peu les outils développés par les scientifiques pour la synthèse et le traitement numériques des images et des vidéos, sont entrés dans le monde du cinéma, par les trucages et les effets spéciaux, par la conception assistée dans le cinéma d’animation, par la restauration des films anciens, comme vous le montreront les intervenants de cette session. Ils vous parleront aussi de la grande révolution que vit le cinéma aujourd’hui : celle du tout numérique. Les enjeux économiques comme artistiques sont donc plus que jamais importants et ce sont encore une fois l’association des scientifiques dans des domaines transverses, comme la neurophysiologie, le traitement du signal, l’informatique, la cognition, qui permettront aux cinéastes d’aller toujours plus loin dans leurs échanges avec le public …
Christine Fernandez-Maloigne
Professeur, Université de Poitiers,
Directrice du laboratoire Signal Image et communications (rattaché à l’UMR CNRS 6172) et de la fédération régionale de Recherche PRIDES
09h30 – 10h30 Le raccord couleur
Christian Guillon (cinéaste)

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En ouvrant un vaste champ de possibilités nouvelles, par la manipulation (des images), la dématérialisation (des supports), la virtualisation (des transports), l’interopérabilité (des outils), le numérique provoque un double séisme : du regard et de la main.
L’image est devenu matériau, elle se travaille, se compose, se décompose, se décline.
Le référent du réalisme n’est plus le réel, mais le cinéma lui-même.
L’image parle d’elle-même, devenue objet et sujet à la fois. La post-production a investi le champ de la production.
La question essentielle de la « reproduction des couleurs » se perd désormais dans le labyrinthe des traductions entre « espaces couleurs » et dans l’arlésienne de l’impossible calibration des outils de visualisation qui jalonnent la chaîne de fabrication du film, fil d’Ariane devenu écheveau protéiforme et fourchu.
L’étalonnage, et le compositing, sont sans doute les moments les plus emblématiques de la mutation numérique de l’image, et pour cela les plus intéressants à examiner.
Ils sont le champ de bataille des nouveaux affrontements esthétiques, le lieu de la redéfinition des responsabilités et des paternités, le creuset de possibles découvertes sémantiques de l’image, le no man’s land de la double nationalité (du numérique et du cinéma), et l’agora ou s’invente un nouveau vocabulaire de la couleur.
Christian Guillon
Directeur des effets visuels.
PDG de L’Etude et la Supervision des Trucages (L’EST) S.A.
Vice-Président de la CST (Commission Supérieure Technique de L’image et du Son)
Président de la Commission d’aide aux Industries Technique du CNC (Centre National de la Cinématographie)
Intervenant à L’ENS Louis Lumière, responsable de la « Majeure Effets visuels et Post-production ».
10h30 – 11h Pause 11h00 – 11h45 Restauration numérique des films : colorimétrie et estimation de mouvement appliqués à la détection et à la restauration de deux types de défauts
Bernard Besserer (laboratoire L3i, université de la Rochelle)

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Depuis un peu plus de 10 ans, divers travaux se consacrent à la restauration numérique des documents audiovisuels (films, vidéos). Il s’agit essentiellement de corriger au mieux les outrages du temps (poussières, rayures, dégradation colorimétriques, drop-out, .) et au vu de la quantité gigantesque d’archives audiovisuelles collectées depuis un siècle, un traitement rapide et automatisé est évidemment souhaité.
Dans le cadre de la session « Cinéma et Images numériques » de cette université de printemps, on abordera la restauration de deux types de défauts, différent de par leur nature donc par la façon dont ceux-ci sont détectés et corrigés. Le premier défaut est persistant sur la durée du film ou d’un plan et provient d’une dégradation chimique des colorants constituant les films couleurs monopack de première génération (fin 1940 – 1960), dégradation que les anglo-saxons nomment « dye fading ». Cette dégradation se traduit par l’apparition d’une dominante couleur (« color cast »). Une connaissance très fine du processus de numérisation des films couleurs est nécessaire pour que l’image numérique obtenue soit le reflet fidèle de la concentration des colorants, et non une vue subjective telle que la fabriquerai un étalonneur (« colorist ») en ajustant, de visu, le niveau de Rouge, Vert et Bleu de l’illumination du film. Après avoir explicité les précautions à prendre lors de la numérisation, des méthodes semi-automatiques et automatiques pour la correction de la dominante couleur seront abordées.
Le second type de défaut un défaut impulsif, c’est-à-dire n’apparaissant, en un endroit donné, que sur une image, tels que les poussières ou fibres déposés sur la pellicule. Le challenge de la restauration consiste dans ce cas à isoler automatiquement le défaut du contenu de l’image. Toutefois, l’image change d’un photogramme au photogramme suivant (les acteurs bougent, la caméra est mobile). Une estimation et une compensation de mouvement est donc nécessaire pour détecter le défaut. La correction du défaut peut-être facilitée par la redondance d’information : la même zone est peut-être intacte dans le photogramme précédent ou suivant. Mais l’information de mouvement est tout aussi importante lors de la correction, la zone intacte ayant pu se « déplacer ». Des cas concrets de restauration illustrent ces propos.
Bernard Besserer
L3i Laboratoire Informatique, Image, Interaction MCF HDR
Université de La Rochelle,
11h45 – 12h30 Les technologies écrans-plats tirées par TVHD : plus de couleur et plus de mouvement
Alain Doré (Cromateam)

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Maintenant que le marché de la TV est gagné par les écrans plats, les critères de qualité des produits suivant l’une ou l’autre de ces technologies numériques sont de plus en plus difficiles à cerner. La course à la grande taille et les investissements industriels dimensionnent l’offre sur le marché de la TV sans que les critères visuels soient réellement mis en avant. On comparera les apports des deux technologies dominantes (LCD et Plasma) suivant ces deux critères : le rendu des couleurs et la visualisation du mouvement dans les images vidéo. On s’interrogera aussi sur le potentiel des nouvelles technologies telles que les OLEDs. Une approche plus économique que technique.
Alain Doré
Cromateam sarl
Président d’honneur du Club Visu SID France
12h30 Déjeuner 15h00 – 15h30 TP oculométrie groupe II 15h30 – 16h15 Vers le tout numérique, normes et standards
Chaker Larabi (GDR ISIS et labo SIC-XLIM, université de Poitiers UMR CNRS 6172)

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Avec l’adoption du cinéma numérique où le cinéma européen, et français en particulier se trouve en retard sur le cinéma américain, beaucoup de questions sont posées par rapport à l’évolution de la production cinématographique. De nombreux cinéastes découvrent et explorent aujourd’hui les potentialités nouvelles offertes par les technologies de captation, de postproduction et de diffusion numériques. D’une part, les recommandations DCI entraînent un flou quant aux directions à suivre et le pourquoi de ces directions. D’autre part, la technologie numérique offre désormais un panel d’outils permettant des prouesses artistiques et un gain de temps et d’argent. Il devient dès lors intéressant de faire le point sur les évolutions techniques et esthétiques qu’entraînent ces nouveaux outils.
Chaker Larabi
GDR ISIS et labo SIC-XLIM, université de Poitiers UMR CNRS 6172
16h15 – 17h00 Le numérique pour la couleur et le mouvement dans les films d’animation
Florent Mounier (2D/3D animations)

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Sera présentée la chaîne de fabrication d’un film d’animation pour expliquer les différents métiers qui la compose et comment ces métiers étaient pratiqués il y a encore 15 ans. Puis nous montrerons comment le numérique à réorganisé la chaîne de production et modifié certains métiers. Enfin, nous expliquerons ce que pourra être la chaîne de fabrication de demain (introduction de la notion de « fabrication temps réel » et de notre projet Trianim). Nous pouvons également parler de la gestion de la couleur en dessin animé, des premières recherches à la livraison du produit final et comment nous faisons pour faire en sorte de respecter au mieux la recherche colorimétrique originale (rapport entre la colorimétrie et l’émotion). Pour appuyer cette présentation nous aurons des images des étapes de fabrication de long métrages (voir CV 2d3D) ainsi que des exemples de produits 3D temps réel tirés de notre développement Trianim (projet Riam).
Florent Mounier
2D/3D animation
17h00 – 17h30 Pause 17h30 – 18h30 Couleur et Mouvement, signaux d’information pour l’animal
Nicolas Franceschini (Labo Biorobotique, Université de Méditerranée)
20h30 soirée couleur et repas en mouvement Vendredi 21 mars COULEUR ET MOUVEMENT : EFFET PHYSIQUE 9h00 – 09h30 Le soleil et les variations journalières de la couleur et des matériaux
Michel Menu (C2RMF, Paris), Jacques LAFAIT (INSP-Univ Pierre et Marie Curie, Paris)
09h30 – 10h30 L’étude des planètes à partir de leur spectre de rayonnement
Thérèse Encrenaz (observatoire Paris-Meudon)
10h30 – 11h00 Pause 11h00 – 11h45 Les couleurs des céphalopodes : adaptation et apprentissage
Laure Bonnaud (labo biologie des organismes marins et ecosystèmes, MNHM)

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Les patterns colorés des Céphalopodes, uniques au sein des Mollusques, dépendent de l’association de différents types de structures tégumentaires : i) des assemblages structuraux à l’origine de couleurs « physiques », comme les leucophores et les iridocytes ; ii) des cellules complexes comme les chromatophores à l’origine des couleurs pigmentaires; sous le contrôle direct du système nerveux central; et dont le fonctionnement est régulé sur la base d’informations visuelles.
Les patterns du corps des céphalopodes incluent des composants chromatiques mais également des composants texturaux et posturaux. Ils varient en fonction du mode de vie pélagique ou benthique et sont supposés avoir évolué pour deux fonctions, le camouflage pour échapper (et/ou effrayer) les prédateurs et la communication intraspécifique. La communication aux congénères pourrait correspondre à une extension adaptative des techniques de camouflage, ce qui implique une modification du système de contrôle neural.
Laure Bonnaud
Département « MILIEUX ET PEUPLEMENTS AQUATIQUES»
UMR 5178 CNRS/UPMC/MNHN BOME- USM 0401
MCU Université Paris Diderot-ParisVII
11h45 – 12h30 Modélisation multi-échelle de la couleur des objets en mouvement
Serge Berthier (INSP-Univ Pierre et Marie Curie, Paris) Patrick Callet (Ecole Centrale de Paris)
12h30 – 14h00 Déjeuner 14h00 – 15h00 Le moiré dynamique
Jean-Paul Leclercq (Conservateur régional de l’inventaire général du patrimoine culturel de Guyane, Association française pour l’étude du textile, Centre Français de la Couleur)

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Objet de nombreux travaux dans le domaine de l’image matricielle et de l’impression tramée, sur lesquels nous ne reviendrons pas ici, le moirage est à l’origine un procédé d’ennoblissement textile. C’est dans ce sens, en un premier temps, que nous étudierons la moire, avec ses trois propriétés d’interférence de réseaux, de graphisme spécifique, et d’apparence mouvante par propagation d’inversions de clarté. Les effets d’interférence les plus proches de la moire sensu stricto supposent le jeu de réseaux, réseaux matériels et/ou réseaux visuels produits par une différence d’éclairement, qui peuvent appartenir à des plans distincts, comme dans le cas d’une gaze noire et de son ombre portée. Dynamiques ou statiques, les effets de moiré sont produits aussi par des réseaux à éléments peu nombreux, et bien distincts comme les planches des murs persiennés en climat tropical, dont la disposition orthogonale peut faire croire à la présence de poutres incurvées en berceau. Le jeu de la lumière, du regard et de palmes comme celles des cocotiers offre une matière de choix à l’étude du moiré dynamique et de la psychophysiologie de la vision dans l’étude des phénomènes et de leur interprétation par le cerveau.
Jean-Paul Leclercq
Conservateur régional de l’inventaire général du patrimoine culturel de Guyane, Association française pour l’étude du textile, Centre Français de la Couleur
15h00 – 16h00 Bilan pédagogique de l’Ecole Interdisciplinaire 2008
participants, organisateurs et le conseiller formation CNRS
Thèmes d’Ecole attendus pour Mars 2009
16h30 Clôture de l’Ecole et transfert vers la gare TGV

Le conservatoire des ocres et de la couleur

le conservatoire de la couleur

L'usine Mathieu, conservatoire des ocres et de la couleur
A l'image d'un conservatoire de musique, le rôle du Conservatoire de la couleur est de pratiquer la discipline que l'on entend conserver. Ici, la couleur se vit par le geste et par la transmission des savoir-faire. Le centre de formation, la librairie et le comptoir spécialisé sont au service de cette mission.
Société Coopérative d'Intérêt Collectif (SCIC) reconnue par l'État, ôkhra gère ce conservatoire en délégation de service public. Elle rassemble salariés, artistes, artisans, industriels, scientifiques, bénévoles et collectivités territoriales au sein d'une gouvernance partagée.

les salles de formation

une des salles de cours du conservatoire
Les formations se déroulent dans une des salles de cours du conservatoire, aménagées dans les anciens entrepôts d'ocre. L'usine Mathieu est une usine d'ocre réhabilitée, les stages se déroulent donc au cœur de la couleur.
Les installations sont simples, le luxe, c'est l'espace, la lumière et l'environnement. Les pauses déjeuners se prennent fréquemment en plein air (il fait souvent beau, vous êtes en Provence !).

Roussillon en Provence

le village de roussillon
Roussillon est un village magnifique, au cœur du massif ocrier classé du Luberon, et il en a la couleur. La visite du sentier des ocres, au bord du village, est indispensable. A quelques kilomètres, à Gargas, les spectaculaires mines souterraines de Bruoux valent le détour.
A quelques kilomètres d'Apt, on y accède par le TGV d'Avignon ou l'aéroport d'Aix - Marseille. De nombreuses solutions d'hébergement pour tous budgets sont proposées autour du conservatoire.