Ecole de Printemps 2012 – Approches multisensorielles

Ecole de Printemps 2012
Ecole thématique interdisciplinaire CNRS
Couleur : Approches multisensorielles

Comité scientifique : Serge BERTHIER (Institut des Nanosciences de Paris, Université Paris 7, Paris) – Michel BLAY DRCE CNRS, vice-président du comité scientifique – Jean Francis BLOCH (UMR 5518, Institut Polytechnique de Grenoble G-INP / Pagora/ LGP2) – Patrick CALLET (Ecole Centrale, Paris, chercheur associé au CAOR, Mines ParisTech,) – Valérie Da COSTA (Département Histoire de l’Art, Université de Strasbourg) – Christine FERNANDEZ-MALOIGNE (Laboratoire Signal, Image, communication, FRE 2731, Université de Poitiers, Poitiers, GDR 720 Isis), Directrice Scientifique Associée du GDR 720 ISIS, pour le thème B « Image et Vision » – Jean-Marc FRIGERIO (Institut des Nanosciences de Paris UMR 7588, Université Pierre et Marie Curie) – Doris GOMEZ (Museum National d’Histoire Naturelle) – Michel IMBERT (Ecole Normale Supérieure, Paris) – Jacqueline LICHTENSTEIN (Université Paris Sorbonne) – Pascal MAMASSIAN (Laboratoire Psychologie de la Perception (UMR 8158), Université Paris Descartes / GDR 3045 Vision), président du comité scientifique – Michel MENU (Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France, CNRS UMR 171, Ministère de la Culture, Paris) –  Sandrine PAGES (Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France, CNRS UMR 171, Ministère de la Culture, Paris)- Françoise VIENOT (Equipe Vision et apparence, Centre de Recherche sur la Conservation des Collections, UMR 7188, Museum d’Histoire Naturelle, Paris).

Comité d’organisation : Patrick CALLET (Centre Français de la Couleur) – Jacques LAFAIT (Institut des Nanosciences de Paris CNRS UMR 7588, Université Paris 6) – Barbara BLIN-BARROIS (ôkhra développement), Sophie LEDUC (ôkhra).

Lundi 26 mars JOUR 1 – ACCUEIL, INTRODUCTION, PREREQUIS
12h00 Accueil Avignon TGV
Patrick Callet
13h30 – 15h00 buffet d’accueil
ôkhra
15h00 ACCUEIL, INTRODUCTION, PREREQUIS
Modérateur Pascal Mamassian
15h00 – 15h15 Accueil et modalités d’organisation de l’Ecole
Barbara Blin-Barrois
15h15- 16h00 Objectifs de formation de l’Ecole 2011
Pascal Mamassian (Président de l’Ecole 2012, Laboratoire Psychologie de la Perception – UMR 8158, Université Paris Descartes – directeur du GDR 3045 Vision )
16h00 – 17h00 Colour and Multisensory Approaches : perception cross-modale
Charles Spence (Professor of Experimental Psychology – Oxford University- UK)
17h00 – 17h45 Formulation cosmétique et multisensorialité
Hélène de Clermont-Gallerande (Responsable Laboratoire R & D Maquillage)

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La formulation de produits de maquillage positionnés dans le segment du luxe exige une différenciation par rapport aux cosmétiques du mass-market afin d’en justifier le prix aux yeux des consommateurs. Pour cela, les marques comptent sur la valeur ajoutée de cosmétiques dont la sensorialité a été travaillée dans son offre globale (teinte, texture et packaging). L’aspect visuel et le toucher du produit sont primordiaux car ce sont les premiers contacts en magasin. Dans un premier temps, nous verrons comment la formulation, par un choix judicieux de matières premières, et le procédé de fabrication peuvent influer sur ces paramètres. Puis nous étudierons par quel biais les sensations perçues lors de l’application du produit sur la peau contribuent à renforcer le concept marketing. Quelques pistes formulatoires pour atteindre ces sensations seront décrites. L’ensemble des éléments sensoriels permettant de batir un produit de maquillage seront passés en revue : la teinte – transparente ou opaque, saturée ou pas -, le rendu – brillant, satiné ou mat -, le parfumage, le goût . Pour terminer et étendre le cours sur une vision plus large que le simple produit formulé, nous décrypterons le packaging de différents rouges à lèvres commerciaux. Cette dernière partie montrera comment un packaging préserve sa fonctionnalité tout en contribuant à la sensorialité globale du produit.
18h00 – 19h00 pause et Tour de Table de Présentation des participants
19h15 navettes hôtels et chambres d’hôtes
20h15 dîner
Mardi 27 mars JOUR 2 – Modérateur Jacqueline Lichtenstein
09h00 – 10h20 Neuroscience des interactions sensorielles
Michel Imbert (Professeur Emérite ENS)

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Il est classique de considérer les diverses modalités sensorielles, la vision, l’audition et le tact notamment, comme séparées de la périphérie aux centres cérébraux, formant des « modules perceptuels », chacun opérant de façon indépendante, fournissant de la sorte une information essentiellement modalitaire, visuelle, auditive ou tactile, sur ce qui se passe dans le monde extérieur. Pourtant dans les situations de la vie courante, la plupart des événements sensoriels, en particulier ceux ayant une valeur écologique, engagent plusieurs modalités simultanément, fournissant de la sorte des informations généralement cohérentes et robustes sur un même objet ou événement extérieur. On parle de co-occurrences valides lorsque plusieurs entrées de modalités sensorielles différentes fournissent des informations plus ou moins simultanées sur le même événement externe. Ces co-occurrences valides améliorent les performances perceptives en protégeant la perception de l’erreur, et la plupart des organismes profitent avantageusement de cette redondance intermodale. Mais il existe aussi des co-occurrences non valides donnant naissance à de nombreuses « illusions multisensorielles » qui montrent que les modalités sont étroitement liées entre elles et que notre perception d’un événement visuel, auditif ou tactile peut être dans ces conditions profondément altérée. Nous nous proposons dans ce cours de passer en revue les mécanismes neuronaux responsables des interactions multimodales.
10h20 – 10h40 Pause
10h40 – 12h00 Colour and Multisensory Approaches : couleur, musique et émotion
Stephen Palmer (Professor of the Graduate School, Psychology & Cognitive Science, University of California, Berkeley)
12h00 – 12h45 Perceptions synesthètes
Jean-Michel Hupé
13h00 Déjeuner
Modérateur Jean-Marc Frigerio
15h30 – 16h15 Mécanismes physiques de la détection sonore
Pascal Martin (Chargé de recherche CNRS, Laboratoire Physico-Chimie Curie, Institut Curie recherche)
16h15- 17h00 La couleur, perception multisensorielle ou Lorsque parfums, couleurs et sons se répondent
Christine Fernandez-Maloigne (Director SIC dpt (Signal-Image-communications), XLIM Laboratory , JUR CNRS 6172, University of Poitiers)

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Nous percevons le monde dans lequel nous vivons grâce aux informations collectées par nos différents organes sensoriels. Chaque modalité sensorielle nous donne un point de vue unique sur ce monde : la couleur, par exemple, ne peut être reçue que par la vision. Mais pour passer de la sensation à la perception, nos 5 sens interagissent pour que notre cerveau intègre les informations et nous permette une vision homogène de la réalité. Ainsi, dans cette présentation nous tâcherons d’illustrer comment la perception d’une couleur n’est pas seulement issue de la sensation visuelle, mais aussi d’autres sens. A l’inverse, nous montrerons comment la couleur peut influer sur nos autres sensations.
17h00 – 17h15 Pause courte
17h15- 18h00 Du Béton Polysensoriel® pour partager une émotion
Milène Guermont, artiste

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L’artiste Milène Guermont expliquera comment une synesthésie mêlée de réminiscences l’a amené à développer ses œuvres en Béton Polysensoriel (point de vue technique et parti pris artistique).
18h00 – 18h15 Pause courte
18h15- 19h45 Les doctorants présentent leurs travaux (coordonné par Patrick Callet + Barbara Blin-Barrois)
20h30 Dîner puis soirée libre
Mercredi 28 mars JOUR 3 – Modérateur Michel Imbert
09h00 – 10h20 Mécanismes de l’olfaction
André Holley (Université de Bourgogne)
10h20 – 10h40 Pause
10h40 – 11h45 Sens, sensibilité, perception
Jacqueline Lichtenstein et Michel Blay
11h45- 12h30 couleur et polysensorialité en alimentaire
Muriel Jacquot (Maître de Conférences Nancy Université –INPL, Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et des Industries Alimentaires (ENSAIA) Laboratoire d’Ingénierie des biomolécules (LIBio) )
12h30 – 14h00 Déjeuner
14h00 – 17h30 Atelier Choix à préciser :
1. Photographie: textures photographiques
Philippe Durand (photographe. Fondateur du magazine Réponse Photo)

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La photographie aplatit le monde et perd au passage la dimension tactile de la réalité. Pour réintroduire (modestement) cette dimension, on peut choisir un support d’impression qui va ajouter une sensation physique de matière — les tirages numériques permettent un vaste choix de papiers autrefois réservés aux dessinateurs et peintres. Mais on peut également introduire une sensation tactile virtuelle en combinant une texture à la photographie originale. L’idée de cet atelier est d’expérimenter autour de ces combinaisons et d’apprendre à fusionner une (ou plusieurs) textures à une photo dans un logiciel de traitement d’image
2. Enduit et multisensorialité
Solène Delahousse (Artisan et formatrice dans le domaine de la chaux)

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Le passage d’un enduit fin, rugueux et mat, à un stuc, enduit lisse et brillant, s’obtient en travaillant la surface au moment précis de sa carbonatation.
Une action mécanique sur l’enduit lors de la carbonatation entraîne un changement physique de la calcite qui passe d’une structure granulaire à une structure en plaque, ce qui donne l’aspect lisse et brillant. Parallèlement l’enduit est compressé, il est donc plus dense, ce qui à l’oreille se perçoit très bien : on passe d’un son « creux et grinçant » à un son plein et sourd. Cette densité entraine une sensation tactile de fraicheur. L’action mécanique agit aussi sur la coloration qui devient plus intense, ce qui se perçoit visuellement.
3. Atelier cosmétique et sensorialité
Aurélie Bled (CHANEL)
4. Atelier d’analyse sensorielle en alimentaire
Karine Robini (PEIFL labo d’analyse sensorielle, Pôle Innovation Fruits et Légumes, Avignon)
5. Ocres et multisensorialité
Ode Cuhna Perinel
18h30 – 19h30 pour les membres du Comité Scientifique : Réunion de travailpour les participants : visite du Conservatoire
19h30 – 21h00 Dîner
21h15 – 22h30 Intersensorialité cinématographique: du sens aux sens
Clélia Zernik (Professeur en philosophie et esthétique à l’Ecole nationale des Beaux arts)

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Déjà le cinéma muet permettait à partir d’un simple déplacement de lignes à l’écran de rendre compte d’effets « sonores » et restituait au monde ses couleurs en n’utilisant qu’une gamme de gris. Bien plus, nous verrons comment, grâce à l’art du montage, du rythme et de la narration, le cinéma peut dépasser les sensorialités isolées que lui offre sa technique pour reconstituer une pluralité sensorielle et conférer à ses images une dimension environnementale. A partir d’extraits de différents films, nous tenterons de voir comment se fabrique la plurisensorialité au cinéma.
Jeudi 29 mars JOUR 4 – Modérateur Valérie da Costa
09h00 – 10h20 Sons et couleurs : Newton, Castel et alii
Michel Blay (DRCE au CNRS)

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Sons et couleurs, musiques et couleurs. Si le problème est ancien il est également totalement renouvelé au XVII° siècle avec la théorie newtonienne des phénomènes colorés. C’est dans ce nouveau cadre – Newton lui-même ne manque pas d’introduire des correspondances – que la question est reprise tant par le Père Castel qu’aux siècles suivants sur fond d’une critique insistante de la construction newtonienne et du nombre des couleurs confronté à celui des notes. Par cela ce sont les enjeux même d’une compréhension des phénomènes colorés qui se trouvent posés et que nous nous proposons d’explorer dans notre exposé.
10h20 – 10h40 Pause
10h40 – 11h25 Par la vue et par l’ouïe. Formes et couleurs ou la perception poétique du monde chez quelques auteurs médiévaux
Michèle Gally (Professeur de Littérature médiévale et comparée à l’Université de Provence)

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« Par la vue et par l’ouïe » est une formule de serment qui atteste d’un témoignage. Un homme ne saurait affirmer la vérité d’un fait en dehors de sa perception sensorielle, en dehors de son corps donc.
Dans la hiérarchie des sens qu’établissent les théologiens médiévaux, la vue et l’ouïe se disputent la priorité. Ils sont cependant les plus abstraits, pour ainsi dire les moins corporels, en cela même, supérieurs. S’ils entretiennent un rapport direct à la connaissance, ils sont aussi les sens qui non seulement organisent les arts (peinture et musique) mais s’allient, à travers diverses descriptions et représentations, pour donner à imaginer des lieux de plénitude, idéaux et paradisiaques. Le plus haut degré du plaisir serait ainsi l’immersion dans un univers où les formes et les couleurs s’harmoniseraient aux sons, de la nature comme des instruments. Univers proprement fantasmé d’une « synesthésie » avant la lettre.
La poésie, le récit, l’iconographie inventent ces lieux de délices pour la satisfaction esthétique et émotionnelle du lecteur
auditeur.
Dans cette perspective, nous lirons des textes du XIIIe au XVe et commenterons des images dont les célèbres tapisseries de « la dame à la licorne ».
11h25- 12h15 Correspondance des arts, littérature, peinture et musique du XIXe siècle
Patrizia Lombardo (Université de Genève)

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La question des rapports des arts est ancienne mais au XIXe siècle, et surtout avec les écrits esthétiques de Baudelaire, elle devient cruciale pour s’interroger sur des problèmes esthétiques et pour définir un aspect essentiel de l’art moderne. Il ne s’agit pas d’instaurer des parallélismes simples entre un art et l’autre et d’envisager une hiérarchie des arts, comme le fait encore Stendhal en dépit de son idéal d’art moderne. Comme dans son célèbre poème des fleurs du mal où les synesthésies culminent dans un glissement des sens qui va jusqu’à l’esprit, Baudelaire théorise dans ses Salons un type de correspondance déphasée : chaque art suppléerait à ses propres limites grâce aux caractéristiques d’un autre art. Un art jalouse les moyens d’un autre : ainsi la peinture voudrait être poésie, la poésie peinture ou musique, la musique couleurs, les couleurs mots.
12h30- 15h30 Déjeuner
Modérateur Jean-Francis Bloch
15h30 – 16h15 Approche historique de l’effet Brillouin
Rémy Mosseri (UPMC)
16h15- 17h00 Pour une approche des qualités : les aspects de l’écoute comme matériau composable, approches pluri-registres
Antonia Soulez (Professeur de philosophie, Université de Paris 8, responsable d’une équipe sur « le primat du jeu »)

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1-Quelques balises sur le chemin qui mène des qualités secondes à une philosophie des aspects sonores : J. Locke, H. Von Helmholtz, N. Goodman, Wittgenstein… : vers une nouvelle rationalité axée sur la structure interne du matériau (sonore). Valorisation de la « grammaire inférieure » des sensations à l’adresse des artistes chez Helmholtz.
2-De la suspension d’une réalité à laquelle réfèrerait la mise en relations de qualités (Locke, Helmholtz…), à la construction de qualia en « objets » d’un genre nouveau, incluant l’action de l’expérience sur les effets dans la conscience perceptive, que comportent ou transforment les caractères de l’écoute elle-même. Cette deuxième étape admet une approche « pluri-registre » (œil, oreille. Exemple : l’échange entre Schoenberg et Kandinsky, le « son jaune »…).
3- Quand, dans la composition, les traits « actifs » mis en évidence dans 2, deviennent à leur tour les matériaux de la composition, comme c’est le cas dans certaines musiques contemporaines en particulier celles ayant recours à la technologie informatique, mais pas seulement. L’écoute comme matériau composable.
4- Travailler sur les qualia devient dès lors la condition d’une recherche sur le continuum sonore, exigeant de « travailler » à l’élaboration d’une « materia prima », longtemps jugée « impensable » (depuis Aristote) par les philosophes, en réalité nullement donnée à l’état brut mais conquise. Dès lors, centré sur les phénomènes microstructurels du son, composer devient une activité intéressant moins la conscience réceptive d’un « sujet », que sa capacité de participer productivement à ce qui deviendra, dans la musique en particulier, un jeu d’ « écoute active » (dont se réclament certains compositeurs aujourd’hui).
17h00 – 17h30 Pause
18h00 – 19h30 Entrer dans la couleur : l’expérience des environnements perceptifs d’Ann Veronica Janssens et de James Turrell
Valérie da Costa (Historienne de l’art et critique d’art. Maître de conférences en Histoire de l’art contemporain (Université de Strasbourg) et responsable de la rubrique Arts visuels de la revue Mouvement)

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Ce cours abordera la question des environnements perceptifs proposés par le travail de deux artistes contemporains : Ann Veronica Janssens (née en 1956) et James Turrell (né en 1943) qui tous deux utilisent différemment la couleur dans sa forme lumineuse, diffuse et spatiale. En créant des espaces lumino-colorés, qui invitent le spectateur à la déambulation et à l’immersion, le travail de ces deux artistes envisage l’œuvre comme une expérience phénoménologique que l’on cherchera ici à analyser.
20h30 Soirée de clôture
Vendredi 30 mars JOUR 5 – Modérateur Christine Fernandez-Maloigne
09h00 – 10h00 Extraction d’information visuelle par un cerveau miniature : cognition visuelle chez l’abeille _ Visual Knowledge Extracted by a Miniature Brain: Visual Cognition in Honey Bees
Martin Giurfa (Président du Comité National du CNRS – Section 27 , Directeur, Centre de Recherches sur la Cognition Animale, CNRS – Université Paul Sabatier – Toulouse III – UMR 5169)
10h00 – 11h00 Communication Multimodale et comportement animal
Doris Gomez
chercheur CNRS, UMR 7179 CNRS – Muséum National d’Histoire Naturelle, Brunoy

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Pourquoi les êtres vivants utilisent-ils simultanément de multiples modalités sensorielles pour communiquer (visuel, acoustique, chimique, sismique…) ? A travers différents exemples ayant trait à la couleur, on montrera que combiner les modalités sensorielles permet de véhiculer plus d’information, de maintenir une efficacité de transmission de l’information dans différents environnements. La multimodalité permet également d’améliorer la détection, la discrimination ou encore la mémorisation. Cependant, la multimodalité comporte des coûts qui font émerger des stratégies de communication qu’il sera intéressant de décrypter pour mieux comprendre l’évolution de la communication dans le monde vivant.
10h30 – 10h50 Pause
10h50 – 11h35 Propriétés sensorielles des matériaux
Hélène Garay (Ecole des mines d’Alès)

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Les matériaux peuvent être considérés comme des générateurs de sensations : l’utilisateur capte un signal émis par le matériau via ses récepteurs sensoriels et le transforme en sensation qui va le faire réagir sur ce qu’il a perçu.
Le signal physique émis par le matériau sera fonction de nombreux paramètres (matières premières, état de la matière, propriétés de mélange, propriétés de finition, forme de l’objet, …) qu’il conviendra de déterminer au mieux pour les maîtriser. En fonction des circonstances, plusieurs sens peuvent être sollicités plus ou moins simultanément c’est pourquoi la polysensorialité est un paramètre à considérer.
11h35- 12h10 Enaction et interfaces, gestes réels sur lumière simulée
Annie Luciani (Directrice du laboratoire ICA, Ingénieur de recherche du
Ministère de la Culture)

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L’installation met en œuvre les dispositifs à retour d’effort et de simulation multisensorielle de l’ACROE, utilisés pour la première fois dans une installation artistique. L’installation repose sur un principe novateur dans lequel le spectateur est à la fois spectateur, acteur et expérimentateur. En effet, des explorations multisensorielles lui sont données à vivre, avec lesquelles il a le loisir de jouer aussi longtemps que cela lui convient, de manière visuelle, sonore ou gestuelle. Il est également invité à s’exprimer oralement de manière à faire émerger le plus possible de son vécu face à cette situation sensorielle inédite : ressentis sensoriels, évocations, associations, interprétations, engagement désintérêt sensoriel ou corporel.
Cette expression orale fait partie intégrante de l’œuvre car elle dévoile les processus de la construction d’un univers sensible.
13h00 – 14h0 Déjeuner
14h00 – 14h30 synthèse
Pascal Mamassian + Michel Blay + Jacqueline Lichtenstein
14h45- 15h45 Bilan pédagogique de l’Ecole InterdisciplinaireparticipantsPrésentation des Thèmes d’Ecole et attendus pour Mars 2013 organisateurs et conseiller formation CNRS,
16h00 Clôture de l’Ecole et transfert vers la gare TGV

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Le conservatoire des ocres et de la couleur

le conservatoire de la couleur

L'usine Mathieu, conservatoire des ocres et de la couleur
A l'image d'un conservatoire de musique, le rôle du Conservatoire de la couleur est de pratiquer la discipline que l'on entend conserver. Ici, la couleur se vit par le geste et par la transmission des savoir-faire. Le centre de formation, la librairie et le comptoir spécialisé sont au service de cette mission.
Société Coopérative d'Intérêt Collectif (SCIC) reconnue par l'État, ôkhra gère ce conservatoire en délégation de service public. Elle rassemble salariés, artistes, artisans, industriels, scientifiques, bénévoles et collectivités territoriales au sein d'une gouvernance partagée.

les salles de formation

une des salles de cours du conservatoire
Les formations se déroulent dans une des salles de cours du conservatoire, aménagées dans les anciens entrepôts d'ocre. L'usine Mathieu est une usine d'ocre réhabilitée, les stages se déroulent donc au cœur de la couleur.
Les installations sont simples, le luxe, c'est l'espace, la lumière et l'environnement. Les pauses déjeuners se prennent fréquemment en plein air (il fait souvent beau, vous êtes en Provence !).

Roussillon en Provence

le village de roussillon
Roussillon est un village magnifique, au cœur du massif ocrier classé du Luberon, et il en a la couleur. La visite du sentier des ocres, au bord du village, est indispensable. A quelques kilomètres, à Gargas, les spectaculaires mines souterraines de Bruoux valent le détour.
A quelques kilomètres d'Apt, on y accède par le TGV d'Avignon ou l'aéroport d'Aix - Marseille. De nombreuses solutions d'hébergement pour tous budgets sont proposées autour du conservatoire.