Ecole de Printemps 2016 – Lumière Couleurs Enjeux de Société

« Lumière, Couleurs et leurs enjeux de Société »
du lundi 21 au vendredi 25 mars 2016

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Objectifs de l’école de Printemps 2016

Donner, dans un cadre pluridisciplinaire, des connaissances fondamentales et des outils pour aborder les problèmes de tout type se présentant dans leurs travaux de recherche ou dans leur pratique, lorsque des matériaux, surfaces, effets de lumière, de couleur, rayonnements ou phénomènes perceptifs sont en jeu.

Lumière et couleur, en permanente interaction, ont toujours eu une place physique, fonctionnelle et symbolique de première importance dans toutes les cultures sociétales. Ce constat s’avère toujours pertinent dans notre société industrielle de services et de communication. Il apparaît important de placer l’humain en interaction avec son environnement écologique, économique et culturel. Ces dernières décennies ont vu le développement de nouveaux matériaux de la couleur et de nouvelles techniques de production de la lumière ainsi qu’une explosion de leur exploitation numérique. L’impact de chacune de ces innovations sur nos sociétés humaines est considérable tant en termes de conséquences économiques que de pratiques sociales. Un autre impact se joue sur les questions de santé et d’environnement, notamment à travers la pollution par les matériaux et l’action de la lumière sur la physiologie et la psychologie humaine, comme un facteur nouveau. Enfin, l’attention portée aujourd’hui au patrimoine sous toutes ses formes, en tant que mémoire des sociétés, soulève des questions renouvelées de conservation des matières colorantes et des œuvres, et de nouveaux questionnements tant technologiques qu’artistiques, à portée éthique, philosophique, voire politique.

Public concerné

L’école s’adresse prioritairement aux chercheurs, enseignants, ingénieurs et doctorants des laboratoires des sciences du vivant, des sciences de l’homme et de la société, travaillant sur la couleur, depuis sa génération (matériaux, sources …) jusqu’à sa perception et son ressenti, en passant par sa caractérisation et sa modélisation ainsi naturellement que des laboratoires de physique et de chimie. Les problèmes liés aux objets colorés intéressent directement les industriels, les architectes et les créateurs. Une part de l’école leur est également dédiée. Pour tous les participants, un niveau de formation Bac+5 ou de pratique professionnelle équivalente est recommandé.

 Inscription 2016

L’Ecole de printemps est destinée à faire le point sur les connaissances scientifiques disponibles sur la couleur, principalement en recherche fondamentale, avec une ouverture sur la recherche-développement.

Le déroulé des cours s’articule autour de trois axes :

  • ECONOMIE ET INNOVATION coordinateurs : JF Bloch, M Gaudon
    Interroger les liens entre les innovations et l’économie de nos sociétés, incluant les impacts en termes financiers et en termes de pratiques sociales.
  • SANTE ET ENVIRONNEMENT coordinateurs : D. Gomez, P. Mamassian
    Les effets des nouveaux matériaux et l’action de la lumière sur la physiologie et le comportement des animaux, sur les rythmes biologiques et la psychologie humaine, ont un impact de caractère inédit sur la santé des individus et des groupes. Le vieillissement des populations et des systèmes perceptifs sera également pris en compte dans cet axe.
  • CULTURE ET CONSERVATION coord.: J. Lichtenstein, V. da Costa
    La conservation du patrimoine soulève des questions, tant techniques qu’artistiques, sur la conservation des matières colorantes et des œuvres. Alors que conserver apparaît nécessaire, créer l’éphémère est devenu un questionnement artistique d’importance, ces deux pôles constituant de véritables enjeux aujourd’hui, et posant des questions éthiques voire philosophiques.

 PROGRAMME

Lundi 21 mars
JOUR 1 – ACCUEIL, INTRODUCTION, PREREQUIS
12h15 Votre arrivée à Avignon TGV – Navette vers Roussillon
13h30 buffet d’accueil ôkhra
14h45 Accueil et organisation de l’Ecole
Barbara Blin Barrois (cofondatrice ôkhra, vice-présidente du Centre Français de la Couleur)
15h15 Objectifs de formation de l’Ecole 2016
Christine Andraud (Présidente de l’Ecole, MNHN )
15h45 L’innovation technique : enjeux sociaux et historiques
Michel Blay (Directeur de recherche émérite au CNRS)

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 L’innovation technique : enjeux sociaux et historiques Michel Blay (Directeur de recherche émérite au CNRS) Dans cette introduction générale il conviendra, en premier lieu, de définir avec soin le sens de l’expression innovation technique qui traversera via la thématique de la lumière et des couleurs l’ensemble de nos travaux. Par ailleurs s’il est illusoire de prétendre faire le tri entre les bons et les mauvais usages des innovations techniques, il n’est pas illusoire de s’interroger sur ce que la technique change dans nos vies, dans le monde, dans notre relation aux autres, au temps et à l’espace. En ce sens la technique construit un avenir, notre avenir, de telle sorte qu’il semble pour ainsi dire nous échapper, entraîné que nous sommes dans un mouvement incessant…Mais alors d’où vient cette obsession actuelle de l’innovation technique? 
16h30 pause
16h50 Cas d’école de la diversité des enjeux abordés : l’exemple des Diodes Electro-Luminescentes
Serge Berthier (Institut des Nanosciences de Paris UMR 7588, Université Paris 7)

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Cas d’école de la diversité des enjeux abordés : l’exemple des Diodes Electro-Luminescentes
Serge Berthier (Institut des Nanosciences de Paris UMR 7588, Université Paris 7)
Pour ce cours introductif, il s’agira de montrer les intentions et les effets d’une innovation technique en matière d’économie, d’environnement, de santé, de culture et de patrimoine à partir de l’exemple des LEDs .En 2008, un géant américain, General Electric, annonçait qu’il abandonnait le développement de la lampe à incandescence pour se concentrer sur l’éclairage à LED et OLED. La même année, un arrêté de l’Union Européenne programmait la mort progressive de l’ampoule à filament pour le 31 décembre 2012. Cet arrêté est justifié par des raisons écologiques « évidentes » : A intensité lumineuse égale, les LED consomment environ 10 fois moins d’électricité. Il ne s’agit pas ici de faire le procès de cette démarche et des éventuelles arrière-pensées économiques qui ont pu la susciter, mais de présenter les conséquences sociales d’une mesure présentée comme écologique et d’ores et déjà entrée dans les faits. Voici quelques questions dont nous pourrions débattre : Cette mesure est-elle écologique, et si oui à quelle échelle l’est-elle ? Pour quelles sociétés ? Quelles sont les conséquences inattendues de cet arrêté sur notre société (technologie, santé, environnement…) Et sur les autres, en particulier des pays pauvres et/ou producteurs de matières premières. La démarche est-elle bio-inspirée ? Comment s’éclaire-t-on dans la nature, modèle écologique par excellence, et peut-elle nous apprendre quelque chose à ce sujet ? …. Il ne s’agit évidemment pas de résoudre entre nous ce vaste problème mais d’initier un débat convivial en début de cession, précurseur de beaucoup d’autres !
17h35 pot de bienvenue

tour de table de présentation des participants

18h30 navettes hôtels et chambres d’hôtes
19h30 dîner
Mardi 22 mars
 JOUR 2
modérateurs : Jean-Francis Bloch (matin) Doris Gomez (après-midi) 
9h Revêtements thermochromes pour la mesure de température en turbomachines
Christine Lempereur (Ingénieur de recherches à l’ONERA Office National d’Études et de Recherches Aérospatiales – Centre de Toulouse)

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Revêtements thermochromes pour la mesure de température en turbomachines
Christine Lempereur (ONERA, Toulouse)Des revêtements thermochromes ou thermoluminescents sont utilisés par les motoristes aéronautiques(*) pour révéler les températures atteintes par les composants du moteur lors de tests spécifiques appelés « essais de coloration ». La capacité des turbomachines à fonctionner à des températures de plus en plus hautes est un fort levier de compétitivité. Il importe donc de mesurer cette température avec précision pour valider expérimentalement les codes de simulation numérique qui décrivent les phénomènes thermomécaniques mis en jeu et optimiser ainsi les phases de conception ou de maintenance. Une chaine de mesure par scanner et imagerie multispectrale sera présentée. L’importance du choix de la source de lumière, de la caméra et des composants optiques de ce système sur la restitution de la couleur des revêtements – et par là-même de la température des composants peints – sera mise en évidence et illustrée par des exemples concrets.
Pause 30 minutes
10h45 Magic theaters : théâtres de lumière dans l’art des années 1960
Arnaud Pierre (PR Université Paris Sorbonne)

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Magic theaters : théâtres de lumière dans l’art des années 1960
Arnaud Pierre (PR Université Paris Sorbonne)
Centrée sur l’usage de la lumière et du temps par les artistes américains et européens dans les années 1960, cette communication se penchera sur les relations entre art, technologies et imaginaires de la lumière dans une époque orientée vers le devenir immatériel de l’œuvre, où celle-ci est désormais conçue en termes de structures de communication et d’échanges énergétiques. Cet art de la dématérialisation et de l’échappement des formes et de la couleur dans l’espace, souvent en lien avec une dimension sonore, aura été élaboré en réponse à un contexte bien particulier, marqué par une culture de « l’exploration psychique » dont la technologie, au même titre que les drogues hallucinogènes, devait fournir les principaux véhicules.
11h30 Images : les impressions jet d’encre pour l’accrochage en extérieur : étude du comportement à la lumière dans les conditions du vieillissement naturel
Jean Paul Gandolfo,  (ENS Louis Lumière)

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Images : les impressions jet d’encre pour l’accrochage en extérieur : étude du comportement à la lumière dans les conditions du vieillissement naturel (norme ISO 18930-2011)
Jean Paul Gandolfo,  (ENS Louis Lumière)  Les systèmes d’impression jet d’encre compatibles avec l’accrochage en extérieur ont connu des développements significatifs depuis le début des années 2000. Les encres à solvants organiques présentes sur les premières générations d’équipements ont été complétées par des formulations plus récentes comme les encres polymérisables à l’UV ou encore les encres enrobées dans du latex synthétique. Initialement orientées par leurs concepteurs vers les marchés industriels du marquage, de la signalétique, de la décoration ou encore de la publicité, ces techniques sont aujourd’hui de plus en plus utilisées par les photographes. La question de la stabilité de ces impressions est régulièrement posée par les nouveaux utilisateurs de ces procédés : les laboratoires de production, les photographes ou encore les responsables d’institutions en rapport avec la création contemporaine. Notre étude se propose d’évaluer le comportement d’impressions réalisées avec des imprimantes à encres polymérisables UV et Latex, dans les conditions du vieillissement naturel, sur plusieurs supports représentatifs des usages associés à ces deux techniques.
Déjeuner à 12h30
14h30 Which light for smarter cities ? 
Libero Zuppiroli (physicien de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne) 

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Which light for smarter cities ? 
Libero Zuppiroli (physicien de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne)
On nous annonce (1) que, dès l’an 2020, les habitants des pays dits développés se concentreront en très grande majorité (80%) dans des villes. Grâce à la convergence du monde physique et du monde numérique, ces nouveaux espaces urbains, convenablement instrumentés et interconnectés vers de véritables cerveaux artificiels, seront, dit-on, aisément gérables dans l’esprit même du développement durable. Les lumières de ces espaces « smart » devront répondre aux exigences de l’automatisation imposée par la gestion centralisée de l’énergie et de l’information. Dans l’état actuel de nos connaissances, ce seront donc forcément des lumières de fluorescence(2) du type de celles des lampes LED dont on fait la promotion aujourd’hui. Elles devront remplacer les lampes au sodium pourtant de bien meilleur rendement énergétique et les lampes à halogénures métalliques de rendement équivalent mais d’un rendu des couleurs bien supérieur. Cette présentation s’attardera justement sur l’ambivalence des lumières de fluorescence en comparaison à celles des sources thermiques comme le soleil(3). Que pourrait faire un habitant de ces « smarter cities » qui souffrirait du caractère blafard des lumières de sa ville, sinon se plonger dans les rêveries de la petite lumière préconisées par Gaston Bachelard dans son dernier ouvrage(4). A travers les chaudes images du clair-obscur, elles le conduiront tout droit aux lampes à huile des grottes de Lascaux.
NOTES
1 Suzanne Dirks and Mary Keeling, A Vision of Smarter Cities, How cities can lead the way into a prosperous and sustainable future ? Executive Report from the IBM institute for Business Value, USA, december 2009.
2 Libero Zuppiroli et Marie-Noëlle Bussac, Traité de la Lumière, Lausanne, 2009.
3 Libero Zuppiroli et Daniel Schlaepfer, Lumières du futur, Lausanne, 2011.
4 Gaston Bachelard, La flamme d’une chandelle, Paris, 1961 
15h15 Photoréception non-visuelle : l’œil ne sert pas qu’à voir !
Claude Gronfier (CR INSERM LYON U1208, Institut Cellule Souche et Cerveau,  Equipe Chronobiologie et Troubles Affectifs, Université Claude Bernard Lyon I )

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Photoréception non-visuelle : l’œil ne sert pas qu’à voir !
Claude Gronfier (CR INSERM LYON U1208, Institut Cellule Souche et Cerveau,  Equipe Chronobiologie et Troubles Affectifs, Université Claude Bernard Lyon I ) L’horloge biologique circadienne est un système physiologique permettant le contrôle temporel (le timing) des activités physiologiques de l’organisme. Les concentrations hormonales, les performances cognitives, la puissance musculaire, le cycle veille-sommeil, le métabolisme, la division cellulaire et la réparation de l’ADN sont des fonctions biologiques contrôlées par l’horloge interne. Leur activité appropriée au cours des 24 h nécessite la synchronisation de l’horloge, qui est obtenue essentiellement par les effets de la lumière au niveau de l’œil. Ce sont les cellules ganglionnaires à mélanopsine de la rétine qui transmettent l’information lumineuse à l’horloge, ainsi qu’à un ensemble de structures et fonctions dites « non visuelles » (humeur, vigilance, cognition, etc.). Un défaut de synchronisation de l’horloge circadienne, et/ou une stimulation inappropriée des fonctions non-visuelles par la lumière, se traduit par l’altération nombreux processus, dont la veille, le sommeil, l’humeur, la cognition. C’est par exemple ce qui se produit dans le travail de nuit et qui est impliqué dans les troubles du sommeil, du métabolisme, du système cardiovasculaire, et possiblement dans certains cancers observés chez ces individus. C’est aussi ce qui se produit, dans une moindre mesure mais de manière significative, chez les forts consommateurs de nouvelles technologies à base d’écrans à LED avant le coucher. L’importance de la synchronisation du système circadien et la nature des fonctions non visuelles activées durant la journée mettent en évidence de manière indiscutable que la lumière est un besoin biologique indispensable au bon fonctionnement de l’organisme. Sans une hygiène de lumière appropriée, l’horloge perd le tempo, et c’est la cacophonie !
Pause 30 minutes
 16h30 Couleurs « vertes » et ColorcoopLab : recherches coopératives sur les couleurs de demain – PTCE Matières et Couleurs du Luberon 

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Couleurs « vertes » et ColorcoopLab : recherches coopératives sur les couleurs de demain
PTCE Matières et Couleurs du Luberon
Avec plus de 700 participants en douze ans, les écoles scientifiques interdisciplinaires ÔKHRA-CNRS ont généré une communauté chercheurs, d’industriels et de créateurs autour des matériaux de la couleur. Leurs rencontres se déploient sur plusieurs modes : des sessions plus fondamentales, une école à thème et bientôt des workshops-experts. Ces rencontres bénéficient principalement à des projets menés ensuite hors du territoire. L’Ecole 2016 « Lumière, couleurs et enjeux de société » sera l’occasion d’inclure le processus d’innovation pour mieux interagir avec le territoire. Le living lab « Couleurs Vertes » sera centré sur les évolutions attendues en matière de couleurs respectueuses de l’environnement (produits et modes de production). Des projets potentiels ont été pré-repérés valorisant des déchets de l’exploitation agricole ou minière. Quels sont les usages attendus demain ? quelles pistes de recherche pour les jeunes chercheurs ? Les questionnement du Living Lab concernent autant les chercheurs, les entreprises que les citoyens.
 17h30 les doctorants présentent leurs travaux
animé par le comité scientifique

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il n’y a pas de présentation de poster dans cette école mais étudiants et doctorants disposent d’un temps de 5 minutes pour une présentation (5 slides max) + 5 minutes d’échange rapide sur leur recherche et leurs attentes. Cette présentation en début d’Ecole favorise les interactions avec les intervenants ou participants professionnels comme autant de ressources potentielles pour inspirer ou stimuler leurs travaux.
Dîner à 20h
 Mercredi 23
 Jour 3
modérateur : Jean-Marc Frigerio
 9h Les matériaux photochromes : des pigments caméléons
Dr Rémi Dessapt (Institut des Matériaux Jean Rouxel UMR 6502 Université de Nantes, CNRS)

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Les matériaux photochromes: des pigments caméléons
Dr Rémi Dessapt (Institut des Matériaux Jean Rouxel UMR 6502 Université de Nantes, CNRS)
Les matériaux X-chromes ont la capacité de changer de coloration de manière réversible sous l’effet d’un stimulus externe (température, lumière, pression, solvant…). Ils forment une classe de pigments originaux dits « intelligents » aux propriétés optiques étonnantes et ajustables à façon, que le chimiste de synthèse n’a de cesse de faire évoluer. Initialement curiosités de laboratoire, ils font désormais partie intégrante de notre quotidien, mais sont également utilisés dans de nombreux dispositifs optiques et électroniques originaux. Ce cours axera plus spécifiquement sur les matériaux photochromes, pour lesquels le changement de couleur est généré par la lumière, en présentant plusieurs exemples de composés organiques, inorganiques et hybrides organiques-inorganiques, ainsi que leurs applications technologiques.  
Pause 30 minutes
10h45 Matériaux luminescents photoactifs : vers des dispositifs innovants
Sandrine Perruchas ( CR CNRS, Ecole Polytechnique)

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Matériaux luminescents photoactifs : vers des dispositifs innovants
Sandrine Perruchas ( CR CNRS, Ecole Polytechnique)
Les matériaux luminescents présentent de nombreuses applications dans divers domaines tels que l’éclairage (dispositifs d’affichage, tubes fluorescents …) et la biologie (sondes luminescentes …). La possibilité de contrôler et de modifier les propriétés d’émission sous l’effet de stimuli externes présente un intérêt croissant pour le développement de matériaux actifs multifonctionnels. Ces matériaux ‘intelligents’ trouvent comme principales applications les capteurs et les systèmes de détection. Dans ce contexte, les matériaux possédant des propriétés de thermochromisme, de solvatochromisme ou de mécanochromisme de luminescence, dont les propriétés d’émission varient en fonction de la température, au contact d’espèces organiques volatiles ou sous sollicitation mécanique, sont tout à fait pertinents pour le développement de dispositifs innovants. De tels matériaux seront présentés ainsi que les mécanismes à l’origine de leurs propriétés optiques remarquables.
11h30 Révélation d’impact sur matériaux composite
Silvère BARUT (Ingénieur Expert en Investigation Non Destructive, Airbus Group)

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Révélation d’impact sur matériaux composite
Silvère BARUT (Ingénieur Expert en Investigation Non Destructive, Airbus Group)
Les matériaux composites sont désormais largement utilisés dans le monde de l’aéronautique pour leurs propriétés mécaniques avantageuses (légèreté, bonne résistance à la fatigue, pas de corrosion). Néanmoins, ces matériaux sont sensibles aux chocs, des dommages internes à la structure peuvent être générés par ces impacts sans que cela soit visible à la surface du matériau. Afin de faciliter la détection de ces impacts potentiellement endommageant, différentes technologies sont investiguées comme des technologies dites actives telles que les acousto-ultrasons qui nécessitent du matériel électronique (capteurs et appareil d’acquisition), ou des technologies dites passives telles que des revêtements ayant des propriétés chromatiques variables en fonction de la pression perçue. Des travaux sur ces dernières technologies seront présentées tout comme les enjeux industriels associés à cette application.
12h30 déjeuner
14h > 18h choix sous réserve, à préciser en fonction des places disponibles lors de l’inscription

  1. Visite des sites couleurs végétales à Lauris : Jardin-Conservatoire des Plantes tinctoriales (association Couleur Garance) et de l’entreprise Couleurs Végétales de Provence
  2.  Photos d’environnement Philippe Durand (photographe et journaliste)

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    Roussillon rephotographié  Autour des thématiques de l’environnement et de la conservation du patrimoine abordées dans cette école de printemps, nous explorerons la transformation du village de Roussillon à travers la photographie. Nous partirons d’une série de cartes postales et photographies anciennes en noir et blanc et irons à la recherche des lieux photographiés, pour les photographier à notre tour, en couleur, cadrant au plus près de l’original. Puis nous fusionnerons ces photos, en les juxtaposant simplement ou expérimentant diverses combinaisons. Un court diaporama sera préparé pour présentation lors de l’école.
  3. Atelier pigments ultra-résistants : applications pour l’art et pour l’industrie avec la Société Pigm’Azur
  4. Visite de sites ocriers du GéoPark du Parc Naturel Régional du Luberon

à partir de 17h :

  • pour le comité scientifique : réunion pédagogique
  • pour les participants : visite d’ôkhra, de l’ancienne usine d’ocre et de l’exposition « Rouge-Noir, couleurs de la préhistoire »
19h Conférence du soir : Rouge Noir, couleurs de la préhistoire
Pedro Lima, journaliste scientifique, Editions SynapsDîner à 20h30
 Jeudi 24
jour 4
modérateur Pascal  Mamassian
9h Toxicité de la lumière, thérapies optogénétiques
Serge Picaud  (INSERM,  institut de la vision)

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Toxicité de la lumière, thérapies optogénétiques
Serge Picaud  (INSERM,  institut de la vision)Le cours sera centré sur les implants et la thérapie optogénétique. Cependant, considérant la thématique santé et environnement, seront également abordés les travaux de l’Institut de la Vision sur la toxicité de la lumière en introduction aux pathologies (seront mentionnées les études en milieu industriel verrier sur la photoxicité, le spectre toxique non seulement pour des cellules RPE incubées avec A2E mais aussi pour des cellules ganglionnaires). Actuellement, les études se concentrent sur l’effet potentiel toxique de la lumière sur les cônes.
Pause 30 minutes
10h45 Visual Aging, Action and Autonomy
Angelo ARLEO (Directeur de Recherche CNRS, Institute of Vision, Aging in Vision and Action Lab, CNRS – INSERM – UPMC Paris)

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Visual Aging, Action and Autonomy
Angelo ARLEO (Directeur de Recherche CNRS, Institute of Vision, Aging in Vision and Action Lab, CNRS – INSERM – UPMC Paris) Natural aging of the visual system induces a complex pattern of perceptual, cognitive, and executive disturbances. The natural progressive degradation of visual functions in the elderly is the core subject of this lecture and of our research activity. The objective is to characterize how healthy aging shapes both sensory and cognitive aspects of visual perception and vision-based behavior. This goal can be addressed through a cross-disciplinary approach combining experimental neuropsychophysics and theoretical methods. This two-fold methodology offers a unique vantage point to generate a better understanding of the impact of normal aging across wide functional spectra and different organization levels. The impact of age-related visual disturbances on cognitive functions is particularly relevant to spatial cognitive functions. Indeed, as presented during this lecture, spatial cognition constitutes a representative case of high-level brain function prominently mediated by active vision. It is then important to investigate how natural aging shapes the action-perception loop at stake during spatial navigation tasks performed by elderly subjects. Probing age-related effects on visual perception and spatial cognition has the potential to shed light on autonomy loss markers pertinent to the way elderly people interact with the world in their daily life (through active visual sensing and goal-oriented behavior). Therefore, an important objective is the development of innovative technologies and rehabilitation training solutions to counteract age-related deficits in visual perception and spatial navigation.
11h30 Couleur, cognition et communication
Valérie Bonnardel (University of Winchester / Reader in Experimental Psychology,
Colour Group (Great Britain) /Vice Chair)

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Couleur, cognition et communication
Valérie Bonnardel (University of Winchester / Reader in Experimental Psychology,
Colour Group (Great Britain) /Vice Chair)Couleur, cognition et communication seront abordées selon deux axes  :
1- influence du langage sur la perception des couleurs (lexicalisation de l’espace des couleurs)
2- la couleur comme système symbolique (universel et idiosyncratique).La couleur, considérée comme attribut visuel élémentaire, possède une signification perceptive et cognitive immédiate. Il est ainsi naturel à la vue d’une couleur de lui attribuer un nom, de lui associer un symbole ou encore d’en éprouver une émotion. L’origine de cette expérience phénoménologique de la couleur, comme nous le dit Francisco Varela, est à rechercher dans l’histoire du couplage sensorimotor de l’organisme avec son environement qu’il soit physique, psychologique ou culturel.
En considérant la variété des types de systèmes de vision des couleurs qui existe dans notre espèce, le cours s’attachera à démontrer l’étendue de la diversité des expériences phénoménologiques qui reste ignorée dans la plupart des relations inter-individuelles.
Nous évoquerons les déficits de la vision des couleurs et des femmes tétrachromates ainsi que les nouvelles technologies de « cerveau augmenté » (sujet à débat ! ).
Déjeuner à 12h30
modératrice : Jacqueline Lichtenstein
14h45 Effets écologiques de la pollution lumineuse
Jean Secondi (Maitre de conférences Université d’Angers – GECCO Groupe Ecologie et Conservation des Vertébrés)

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 Effets écologiques de la pollution lumineuse
Jean Secondi (Maitre de conférences Université d’Angers – GECCO Groupe Ecologie et Conservation des Vertébrés)L’environnement nocturne mondial est modifié de façon croissante par l’éclairage artificiel des zones urbaines et des infrastructures de transport. Ce phénomène, souvent considéré comme une pollution lumineuse, modifie l’alternance jour-nuit qui est un paramètre crucial pour de nombreux organismes. En outre, la distribution spatiale des sources lumineuses et leurs couleurs diffèrent très nettement de celles rencontrées en conditions naturelles. Le cours vise à illustrer ce phénomène physique puis à en montrer les conséquences biologiques et écologiques. Un focus sera réalisé sur les mécanismes impliquant l’utilisation de la couleur.
15h45 La mise en place de l’enseignement de la couleur dans les écoles japonaises à l’ère Meiji (1868-1912)
Marie Parmentier (MC, Université Toulouse 2)

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La mise en place de l’enseignement de la couleur dans les écoles japonaises à l’ère Meiji (1868-1912)
Marie Parmentier (MC, Université Toulouse 2)La mise en place de l’enseignement de la couleur dans les écoles japonaises à la fin du 19e siècle L’ère Meiji (1868-1912) s’ouvre sur la restauration du pouvoir impérial au Japon et la fin de l’isolement volontaire de l’archipel de la sphère internationale. C’est dans une quête effrénée de modernisation (en vue de la « remise à niveau » du pays) que les autorités introduisent alors une fantastique gamme de savoirs occidentaux. La couleur n’échappe pas à cette dynamique et, à partir de 1872, est mis en place son enseignement dans les écoles élémentaires japonaises, enseignement au départ constitué à partir de modèles européens et américains. On pourrait presque parler d’un choc civilisationnel : l’intégralité des notions alors enseignées (sur les plans culturels, artistiques, scientifiques…) – qui appartiennent au départ au monde occidental – sont en effet transmises, telles quelles, à des écoliers japonais pétris d’un savoir de la couleur totalement différent. L’étude de l’enseignement prodigué à Meiji nous permettra d’une part d’avoir un aperçu des problématiques associées à cette introduction de connaissances occidentales face aux représentations locales et classiques, et d’autre part de saisir l’origine de l’appréhension contemporaine de la couleur au Japon.
Pause 30 minutes
17h> 18h Couleur et croyances
discussion des participants avec le comité scientifique et les intervenants

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A l’issue des dernières éditions de l’Ecole scientifique de printemps, certains participants ont évoqué le souhait d’aborder les phénomènes « non expliqués » de la couleur, qu’ils soient reliés à des questions sensorielles, voire à des hypothèses thérapeutiques, ou encore à l’établissement d’un système de conventions dans différentes communautés humaines. Le thème de l’Ecole 2016 propose une séquence en vue de décrypter, par la confrontation des idées, ce qui peut être considéré comme relevant de la science et ce qui relève du fait culturel ou de la croyance.

soirée de clôture à partir de 19h30 – buffet imaginé par Food Design Home

 vendredi 25

jour 5

modératrice : Valérie da Costa
9h Colorants naturels et économie verte – leçons du passé, urgences du présent, pistes pour l’avenir
Dominique Cardon (DR Recherche émérite Médaille d’argent 2011 CNRSCIHAM/UMR 5648, Lyon) 

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Colorants naturels et économie verte – leçons du passé, urgences du présent, pistes pour l’avenir
Dominique Cardon (DR Recherche émérite Médaille d’argent 2011 CNRSCIHAM/UMR 5648, Lyon).
Colorants naturels et économie verte – leçons du passé, urgences du présent, pistes pour l’avenir Les colorants et teintures naturels font partie depuis toujours du patrimoine naturel et culturel de l’humanité. A l’heure actuelle, alors qu’ils suscitent dans le monde entier un intérêt croissant, lié au développement d’une “économie verte” fondée sur la gestion durable de ressources naturelles renouvelables, on assiste à la disparition des derniers détenteurs des savoirs traditionnels liés aux plantes et animaux tinctoriaux et à leur utilisation. Ce cours tentera de présenter une synthèse, dans une perspective internationale :
– des connaissances apportées par les recherches interdisciplinaires récentes à l’histoire des usages des colorants naturels;
– des développements technologiques et des applications industrielles des colorants naturels extraits de ressources végétales diverses (« déchets verts », plantes à colorants d’importance historique, espèces à potentiel colorant nouvellement découvert).
– des actions menées ou à promouvoir pour la conservation des pratiques traditionnelles d’utilisation des colorants naturels partout où elles sont en danger.
Pause 30 minutes
10h45 Comment les pigments Mayas inspirent les fabrications de demain ?
Dr Sonia Ovarlez, cofondatrice PIGM’Azur et Dr Nicolas Volle, Président PIGM’Azur

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Comment les pigments Mayas inspirent les fabrications de demain ?
Dr. Sonia Ovarlez, cofondatrice PIGM’Azur et Dr Nicolas Volle, Président PIGM’Azur
De toutes celles qui se sont développées dans le nouveau Monde, la civilisation maya est l’une des plus avancées et des plus complexes. Particulièrement brillants sur les plans artistiques et scientifiques, les mayas possédaient un niveau élevé de connaissance, de savoir-faire technique et mathématique. Qu’en était-il de la science des couleurs ? La civilisation Maya mit au point des recettes de fabrication de couleurs sans pareil vers le III° siècle après J.C. Historiens, archéologues et scientifiques se sont longtemps posés la question : comment les Mayas ont-ils fabriqué leur gamme de couleurs? Ces couleurs, uniques, que l’on retrouve sur les céramiques, peintures murales et codex, et qui sont fabriquées à base d’argiles et de colorants issus de plantes tinctoriales. En cherchant à redécouvrir les secrets de fabrication des couleurs Mayas, l’équipe du laboratoire LPMC de l’Université Nice Sophia-Antipolis en collaboration avec le laboratoire du CEMEF de Mines ParisTech, a acquis un savoir faire original sur l’introduction, la stabilisation et la protection de molécules organiques colorantes dans des matrices d’argiles. Suite à ces recherches, l’entreprise PIGM’Azur est née, et elle s’est inspirée de ces recettes Maya pour développer des pigments naturels et ultra-stables qui sont destinés vers des domaines d’application les plus diverses, allant de la peinture écologique, aux bétons colorés, et en passant par la cosmétique.
11h30 La vie chromatique des objets : approche anthropologique de la couleur dans l’art contemporain
Arnaud Dubois (Musée des Arts et Métiers- CNAM)

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La vie chromatique des objets : approche anthropologique de la couleur dans l’art contemporain
Arnaud Dubois (Musée des Arts et Métiers- CNAM)
Lors de mon enquête de terrain sur les pratiques de colorisation dans l’art contemporain (1), l’un des acteurs sur lequel je travaillais (Daniel Buren) m’expliqua que son usage de la couleur dans le travail spécifique que j’étudiais (Monumenta 2012 : Excentrique(s) travail in situ) permettait de « rendre visible la lumière » de l’espace d’exposition (la nef du Grand Palais) dans lequel il avait construit sa pièce. Il m’expliqua alors que le choix du matériau coloré qui permettait de produire cet effet pris « des mois et des mois » car « transparent, coloré, ça ne court pas les rues. » Au cours de cette même enquête, un autre acteur (un ingénieur coloriste d’une entreprise industrielle) m’expliqua quant à lui que pour Monumenta 2011, Anish Kapoor lui demanda une chose « antinomique » : créer un matériau « opaque à l’extérieur et translucide à l’intérieur. » L’ingénieur m’expliqua alors comment il mit au point une nouvelle méthode de travail qui lui permettait de contrôler de façon autonome les interactions de réflexion, de transmission et d’absorption de lalumière par le matériau coloré en agissant sur la « composition pigmentaire » et le « process de production » du matériau colorée. A rebours de la relation bien souvent univoque entre lumière et couleur qu’ont instaurée les théories dites « scientifiques » de la physique et de l’optique moderne, à savoir que la lumière rend visible la couleur et que la couleur n’est qu’un « codage de l’information lumineuse par la rétine de l’oeil de l’observateur2 », mes informateurs et les objets d’art coloristes qu’ils produisaient, inversaient la forme de cette relation et montraient que l’interaction entre couleur et lumière est aussi affaire du passage de la lumière dans une matière chromatique produite en situation de travail et résultant de moyens d’actions complexes sur la matière. Comment fabrique-t-on des matières colorées qui agissent sur la perception de la lumière ? Quelles types de matières colorées fabrique-ton ? Où les fabrique-t-on ? Qui est-ce qui les fabrique ?
A partir de l’analyse fine de ces deux cas féconds qui font varier la perception de la lumière par la transparence, la translucidité et l’opacité de la matière chromatique et en utilisant l’approche matérialiste des opérations de coloration que j’ai développé dans ma thèse, mon intervention montrera que l’interaction entre couleur et lumière est le résultat d’actes et de choix techniques,esthétiques et sociaux qui ne se logent pas tout entier dans l’oeil du sujet percevant. En utilisant notamment des méthodes de recherche issues à la fois de la sociologie du travail, de l’anthropologie des techniques et de la culture matérielle, je montrerais qu’une approche anthropologique de la couleur qui se donne pour tache d’analyser les pratiques de colorisation permet d’historiciser et de sociologiser les systèmes de représentations naturalisés des couleurs auxquels nous sommes trop souvent dépendants.
NOTES
1 Arnaud Dubois, La vie chromatique des objets. Approche anthropologique des couleurs de l’art contemporain. Thèse d’anthropologie sociale de l’EHESS soutenue le 16 décembre 2014.
2 Elias Mady et Lafait Jacques (sous la dir. de), La couleur, lumière, vision et matériaux, Belin, Paris, 2006.
Buffet au Conservatoire 
14h  Synthèse interdisciplinaire, pistes de réflexion pour aller plus loin
Christine Andraud, Doris Gomez, Michel Blay et le comité scientifique
15h>15h30  Bilan pédagogique de l’Ecole Interdisciplinaire
Présentation des Thèmes d’Ecole et attendus pour une prochaine édition
avec les participants en présence des conseillers formation CNRS
16h  Clôture de l’Ecole et transfert vers la gare TGV

 

Comité scientifique : Christine ANDRAUD, présidente du comité scientifique (MNHN, CRCC) Serge BERTHIER, Institut des Nanosciences de Paris UMR 7588, Université Paris 7 • Michel BLAY, CNRS  • Jean-Francis BLOCH, Grenoble INP-Pagora/CNRS/Physique des structures fibreuses • Valérie Da COSTA, Département Histoire de l’Art, Université de Strasbourg • Christine FERNANDEZ MALOIGNE, XLIM UMR CNRS 7252, Université de Poitiers • Manuel GAUDON, Institut de Chimie de la Matière Condensée de Bordeaux, Université de Bordeaux • Doris GOMEZ, Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, CNRS UMR 5175, Montpellier • Jean-Marc FRIGERIO, Institut des Nanosciences de Paris UMR 7588, Université P. et M. Curie •  Jacqueline LICHTENSTEIN, Philosophie Esthétique, Université Paris Sorbonne • Pascal MAMASSIAN, Laboratoire des Systèmes Perceptifs, UMR 8248, Ecole Normale Supérieure, Paris), past-directeur du GDR 3045 Vision • Michel MENU, Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France, Ministère de la Culture, Paris • Romain THOMAS, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Dpt Histoire de l’Art et archéologie

Comité d’organisation :  Christine ANDRAUD, Barbara BLIN BARROIS (ôkhra, Comité Français et Centre Français de la Couleur), Jean-Francis BLOCH, Manuel GAUDON, Doris GOMEZ, Jacques LAFAIT (Institut des Nanosciences de Paris CNRS UMR 7588, Université Paris 6)

 Inscription 2016

 Le programme 2016 prend la suite d’une succession de thèmes des écoles de printemps à Roussillon : « matière, lumière, perception » (2000), « aspects physiques : pigments » (2001), « aspects chimiques : colorants » (2002), « le métal » (2003), « les oxydes et composés métalliques » (2004), « couleur langage cognition» (2005), « lumière et couleur des matériaux » (2006), « nouveaux matériaux pour la couleur » (2007), « couleur et mouvement » (2008), « couleur et echelles spatiales » (2009), « couleur et échelles temporelles » (2010), »le blanc et le noir » (2011), « approches multisensorielles » (2012), « couleur matérielles et immatérielles : l’illusion » (2014).

Modalités d’inscription

par mail auprès de formation@okhra.com, ou par téléphone 04 90 05 77 44  (ligne directe). En raison du nombre de places limité, nous vous conseillons de vous inscrire rapidement.

Objectifs pédagogiques généraux des Ecoles scientifiques sur la Couleur à Roussillon

L’école aura pleinement atteint son but si chaque participant, quelle que soit son origine professionnelle, repart avec une vision claire des différents domaines, un langage et une terminologie commune non ambiguë permettant l’échange et la confrontation, et une compréhension non superficielle des techniques employées par chacun pour aborder les questions. Afin de favoriser les échanges, intervenants et participants assistent à la totalité de l’école. Des discussions sont prévues à la fin de chaque séance, aux soirées, aux ateliers pratiques pour permettre la rencontre, l’échange et la confrontation des problématiques entre les disciplines. Les intervenants en charge de cette Ecole thématique sont des chercheurs de haut niveau, pressentis par le comité scientifique. Ils présenteront, sous forme de cours, la synthèse des connaissances de leur domaine scientifique. Pour un enseignement théorique solide, les intervenants disposeront de temps pour introduire eux-mêmes les notions nécessaires à la compréhension de leur sujet en tenant compte du caractère pluridisciplinaire de l’auditoire.

Le conservatoire des ocres et de la couleur

le conservatoire de la couleur

L'usine Mathieu, conservatoire des ocres et de la couleur
A l'image d'un conservatoire de musique, le rôle du Conservatoire de la couleur est de pratiquer la discipline que l'on entend conserver. Ici, la couleur se vit par le geste et par la transmission des savoir-faire. Le centre de formation, la librairie et le comptoir spécialisé sont au service de cette mission.
Société Coopérative d'Intérêt Collectif (SCIC) reconnue par l'État, ôkhra gère ce conservatoire en délégation de service public. Elle rassemble salariés, artistes, artisans, industriels, scientifiques, bénévoles et collectivités territoriales au sein d'une gouvernance partagée.

les salles de formation

une des salles de cours du conservatoire
Les formations se déroulent dans une des salles de cours du conservatoire, aménagées dans les anciens entrepôts d'ocre. L'usine Mathieu est une usine d'ocre réhabilitée, les stages se déroulent donc au cœur de la couleur.
Les installations sont simples, le luxe, c'est l'espace, la lumière et l'environnement. Les pauses déjeuners se prennent fréquemment en plein air (il fait souvent beau, vous êtes en Provence !).

Roussillon en Provence

le village de roussillon
Roussillon est un village magnifique, au cœur du massif ocrier classé du Luberon, et il en a la couleur. La visite du sentier des ocres, au bord du village, est indispensable. A quelques kilomètres, à Gargas, les spectaculaires mines souterraines de Bruoux valent le détour.
A quelques kilomètres d'Apt, on y accède par le TGV d'Avignon ou l'aéroport d'Aix - Marseille. De nombreuses solutions d'hébergement pour tous budgets sont proposées autour du conservatoire.