expo 1998 – Us & Papier, les techniques du papier

exposition 1998

Aborder le papier comme matière, supports ou sujet des pratiques pigmentaires, c’est une invitation à découvrir des gestes, des couleurs, des histoires, des techniques et enfin des hommes avec leurs savoir-faire, qui expriment, à partir d’un même matériau, leurs cultures différentes.

contenu de l’exposition Us & Papier, les techniques du papier

Japon

  • Le japon est le pays maître dans l’art du papier à ce titre nous avons particulièrement travaillé avec le Japon cette année là.
  • L’architecture intérieur du japon est généralement entièrement faite de papier, Naoko, décoratrice,  est venue du japon pour reconstruire un intérieur traditionnel du japon (et bien sûr quelques origami, pliages, de cigales en papier, rencontre de la Provence et du Japon).
  • Fabrication de papier.
  • Washis d’artiste de Myoko Mizui bientôt rejointe par Hisako Sumi.
  • Fabrication de papier végétal du moulin Awagamy Factory.

France

  • Fabrication du papier Jean-Louis Estève : Professeur à l’école Estienne, il pratique et enseigne (notamment) comment réaliser une forme de papier vergé pour ensuite fabriquer des feuilles à partir  de pâte de lin, chanvre, coton… Il initie également à la coloration et à l’encollage des feuilles en fonction de leurs utilisations : écriture, dessin, aquarelle, impression. Son exposition « Bannières en âbime » exprime la diversité  inventoriée par son  « Glossaire fondamental pour une héraldique papetière ».
  • Du papier comme support… : Photographies à la gomme bichromatée Jean-François Cholley. Il y a dans le procédé de tirage à la gomme bichromatée un rapport physique avec l’image et la matière. L’image latente est contenue sous une couche de pigments et va se révéler après un dépouillement dans l’eau de 1 à 2 heures. Avec son appareil à soufflet, il captera avec vous votre image  afin de sortir une plaque prête à recevoir le procédé. Les effets de variations sont obtenus selon le support et les pigments.
  • Papiers marbrés Annie Bruand & Sylvie Hournon. Le principe des papiers marbrés est simple : les couleurs sont déposées à la surface d’une gomme végétale plus ou moins liquide. Le papier est ensuite appliqué sur la peinture dans la cuve puis immédiatement retiré et rincé. Les papiers aux motifs traditionnels sont destinés aux relieurs d’art mais peuvent également être utilisés dans la décoration d’objets : boîtes, abat-jour, etc. Annie et Sylvie fabriquent également des papiers de création qui rompent avec les motifs traditionnels des papiers à la cuve.
  • Lacca contrafatta par Thierry Herbinière. Au XVIIIème siècle, les artisans italiens durent faire face au développement considérable des laques antiques. Ils eurent l’idée de substituer au décor peint des morceaux de papiers et de gravures découpées et retouchées à la détrempe. Ces fragments de gravure  étaient fixés au support à l’aide de colle forte sur un fond préparé. La faible épaisseur de papier finissait par disparaître sous de nombreuses couches de « sandaraque ».
  • Papiers Promenades de Zaurel. Les papiers de Zaurel naissent au détour d’un chemin, ils sont faits de cueillettes familiales et d’inspirations végétales.
  • Riwan Tromeur

 

les ateliers du conservatoire

  • Allons Z’enfants : Le conservatoire organise pour les enfants des ateliers pour découvrir et pratiquer les papiers à la cuve/papiers marbrés,  les papiers à la colle, l’orizomeishi (technique japonaise de papiers pliés et teintés).
  • Papier à la cuve, marbrures à l’huile avec Sylvie Hournon
  • Journée d’autoportrait photographique aux pigments et à la gomme bichromatée JF Cholley
  • Cyanotipe Image au sel de fer soleil et eau JF Cholley
  • Semaine de création de papier et fabrication de forme avec Jean Louis Estève
  • Fabrication d’encres végétales avec Aboubakar Fofana

 

pour en savoir plus, voici quelques lieux à visiter

Le conservatoire des ocres et de la couleur

le conservatoire de la couleur

L'usine Mathieu, conservatoire des ocres et de la couleur
A l'image d'un conservatoire de musique, le rôle du Conservatoire de la couleur est de pratiquer la discipline que l'on entend conserver. Ici, la couleur se vit par le geste et par la transmission des savoir-faire. Le centre de formation, la librairie et le comptoir spécialisé sont au service de cette mission.
Société Coopérative d'Intérêt Collectif (SCIC) reconnue par l'État, ôkhra gère ce conservatoire en délégation de service public. Elle rassemble salariés, artistes, artisans, industriels, scientifiques, bénévoles et collectivités territoriales au sein d'une gouvernance partagée.

les salles de formation

une des salles de cours du conservatoire
Les formations se déroulent dans une des salles de cours du conservatoire, aménagées dans les anciens entrepôts d'ocre. L'usine Mathieu est une usine d'ocre réhabilitée, les stages se déroulent donc au cœur de la couleur.
Les installations sont simples, le luxe, c'est l'espace, la lumière et l'environnement. Les pauses déjeuners se prennent fréquemment en plein air (il fait souvent beau, vous êtes en Provence !).

Roussillon en Provence

le village de roussillon
Roussillon est un village magnifique, au cœur du massif ocrier classé du Luberon, et il en a la couleur. La visite du sentier des ocres, au bord du village, est indispensable. A quelques kilomètres, à Gargas, les spectaculaires mines souterraines de Bruoux valent le détour.
A quelques kilomètres d'Apt, on y accède par le TGV d'Avignon ou l'aéroport d'Aix - Marseille. De nombreuses solutions d'hébergement pour tous budgets sont proposées autour du conservatoire.